Introspection des lieux. La marche fut longue, presque quatre heures de marche, les poumons arrachés, mais la vue était imprenable. Ca en valait le coup. Il semble y avoir devant nous des paysages de film comme je pouvais le voir à la télé. Autant de vert, d’arbres, vieux, jeunes, de pousses de chênes. La ville- elle ne nous offre pas ça. La ville, elle nous fait marcher sans nous laisser le temps de contempler. En ville, on a pas le temps de contempler. Ici, il n’y a que ça à faire. Il n’y a que ça à faire et on en fait quelque chose. Ypudu, je me suis dit en préparant ce voyage- ypuducu (il pue du cul) ce voyage. Mais ypudu c’est peut-être autre chose, autre chose à trouver, ou pas.
Mon projet est une sculpture avec une structure en grillage recouverte de papier mâché et d’argile puis recouverte de peinture acrylique. Haute d’un mètre trente environ, d’un mètre de large et de soixante-dix centimètre de profondeur, Mini-top le voyeur repose sur un chariot à roulette. L'œuvre est déplaçable dans l’espace et le public est invité à la manipuler. Le papier mâché et l’argile ont leurs importances dans la sculpture, ils sont faciles d’utilisation, faciles au modelage et sèchent rapidement.
“Quand nous les considérons comme des êtres vivants, elles se moquent de nous en nous révélant leur secret cadavérique de poupées, et quand nous les considérons comme des fictions, elles semblent vibrer de colère. Il est impossible de les réduire à la catégorie de simples objets. En les regardant, nous sommes effrayés parce que nous soupçonnons que ce sont elles qui nous regardent. Et nous finissons par ressentir du dégoût pour ce type de cadavre de location.” Ortega y Gasset, repris par Mario Praz
« Il semblerait que de nos jours, l’art de l’installation soit le médium préféré de tout le monde. » Robert Smith, Critique d’Art, 1993. Mouvement, comme axe de recherche, permet un large champ de réflexion. Que ce soit dans mouvements externes, celui du corps et des choses, ou celui du monde interne, un moi mue par les passions. En mon sens, “mouvement” aurait une matière plastique plus pertinente en travaillant à la fois ce qui est mobile et ce qui est immobile. Le problème est alors de savoir comment imbriquer ces deux notions l’une avec l’autre. Je me suis alors demandé comment rendre compte visuellement de ces “espaces”.
« Quand une culture est niée dans ce qu’elle peut apporter à l’universel, la violence n’est jamais très loin. » Jacques Chirac, lors du lancement de la Fondation Chirac, le 9 juin 2008. Selon le TLFI, le métissage serait un croisement des individus culturellement éloignés, des plantes, des animaux et une mixité des matériaux dans un cadre artistique. Après plusieurs essais plastiques, je me suis questionnée sur une définition du terme “métissage” qui me serait propre. Je me suis alors posée cette question: comment rendre compte plastiquement d’un métissage sans rentrer dans des stéréotypes, sans aller vers un travail trop peu renseigné?
Grâce aux archives, il est possible de raconter l'intimité des grands personnages, du même coup, cela permet de rincer la grande histoire, de la rendre moins imposante. Interview d'Éric Vuillard par Le Figaro le 06 novembre 2017 - Propos recueillis par Françoise Dargent. Le travail d'archiviste se résumerait entre autres à celui d’un concervateur qui “collectionnerait” des objets, anciens ou non, et qui s’adonnerait par la suite à la classification (par date, taille, pertinence, …) de ces dits objets. On pourrait alors se poser cette question: comment l’artiste intervient dans la production/présentation d’archives? Comment rendre compte plastiquement d’un travail d'archiviste?